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Le premier survol de la surface de Mars

Photographie "fait main" de la surface martienne par Mariner 4. (Crédit: NASA)

Photographie « fait main » de la surface martienne par Mariner 4.
(Crédit: NASA)

Pour une fois je ne vous donne pas une photographie époustouflante en haute résolution, mais un griffonnage grossier digne des murs d’une école primaire. Mais ce griffonnage n’est pas anodin, il s’agit de la première photographie de la surface de Mars acquise par Mariner 4, lancée le 28 novembre 1964. Prise à 9800 km d’altitude, cette image fut convertie en données numérique avant d’être transmise vers la Terre à la vitesse de 8 à 30 bits/s (aujourd’hui une connexion ADSL moyenne transmet les données à la vitesse de 8 à 10 millions de bits/s).

Une fois la photo reçue sous forme d’une série de chiffres, elle devait être convertie en image par un ordinateur. A l’époque ce processus était très long, et les impatients ingénieurs de l’équipe Mariner ne purent attendre le rendu final et entreprirent de faire eux-même la conversion en collant les languettes de chiffres côte à côte sur un mur et en coloriant les zones en fonction du code numérique reçu. Le rendu final fut conservé et encadré.

(suite…)

Sep 08 2016

La lumière: Qui est-elle ?

Couché de soleil sur le pays haut mosellan. Crédits: C.P. Rigel

Couché de soleil sur le pays haut mosellan.
Crédits: C.P. Rigel

Il y a quelques jours, ma petite fille (qui fêtera bientôt ses 3 ans), regardait le crépuscule à travers la baie vitrée. Voyant qu’il allait être l’heure d’aller se coucher, elle m’a demandé:

« Papa pourquoi il fait nuit dehors ? »

Bien-sûr, la réponse qui me vint à l’esprit en premier lieu n’ayant aucune chance d’être comprise, j’ai dû faire un travail de vulgarisation 🙂 . Je lui répondit donc que le Soleil était allé faire dodo lui aussi, et que comme c’était lui qui envoyait de la lumière dehors, alors il faisait nuit. Comme seule réponse elle me montra l’ampoule qui éclairait le salon. Mon explication avait l’air de lui avoir suffi.

Après réflexion je me rendis compte que, non seulement elle avait parfaitement compris ce que je lui avais dit, mais aussi qu’elle semblait très bien savoir ce qu’était la lumière. Pourtant je ne le lui avais jamais expliqué, c’est quelque chose qu’elle a compris seule. En me montrant l’ampoule, elle exprimait le fait qu’elle savait que cet artifice permettait de prendre le relais lorsqu’il faisait nuit en générant de la lumière à la place du Soleil.

Ce qui est véritablement intéressant dans cette petite anecdote c’est que cela prouve à quel point le concept de lumière est naturel et inné pour nous autres mammifères. Un concept aussi complexe que celui de la lumière, qu’il nous serait bien difficile à expliquer simplement, est instinctivement perçu et intégré par un enfant de 2 ans et demi. La lumière fait partie de notre quotidien, nous savons où la trouver, et comment la générer depuis bien longtemps. La plus ancienne lampe à huile découverte à ce jour, date de -20000 avant JC. L’essentiel de notre vision du monde repose sur les rayons lumineux captés par nos yeux et interprétés par notre cerveau. Mais en dépit de notre authentique prédisposition à comprendre ce phénomène et à l’utiliser, savons-nous vraiment ce qu’est la lumière ? Quelle est sa nature ? De quoi est-elle constituée ? Ou ne voyons nous que la partie éclairée de l’iceberg ? Je vous invite à l’approfondir avec moi, après-tout, Einstein ne disait-il pas que:

Si vous n’êtes pas capable d’expliquer un concept à un enfant, c’est que vous ne le maîtrisez pas vous-même

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Les mystérieuses taches de Cérès

Détail du cratère Occator sur Cérès et de sa tache lumineuse principale. Photographie de la sonde spatiale Dawn en février 2016, résolution de 35 mètres par pixel. (Credit: NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA/PSI)

Haute résolution en cliquant sur l’image.

Vue détaillée de la tache lumineuse principale de Cérès. Cette photographie a été prise par la sonde spatiale Dawn en février 2016 (composite d’images). Ces mystérieuses taches se trouvent au sein du cratère Occator sur la surface de la planète naine Cérès. Elle se situe au sein de la ceinture principale d’astéroïdes, entre Mars et Jupiter, et en est le plus gros objet.

La nature de ces taches, qui apparaissent très lumineuses depuis la Terre (4 fois plus que la moyenne de la surface de l’astre), intriguent les scientifiques depuis leurs découverte par Hubble en 2003. (suite…)

Avr 05 2016

L’Anomalie du Centaure franchit la barre des 1000 exemplaires !

Vous l’avez remarqué, il y a eu peu de nouveaux articles sur mon blog depuis quelques semaines. Je prends un peu de temps pour vous donner une explication et également une information importante concernant mon aventure d’auteur auto-édité. Cette semaine, le nombre total de ventes de mon premier roman l’Anomalie du Centaure, à atteint le seuil des 1000 exemplaires !

1000-ANC

C’est une étape importante pour moi, une étape que je ne pensais pas franchir avant la fin de la première année de publication. Je ne peux que remercier l’ensemble de mes lecteurs pour avoir donné vie à ce rêve, ainsi que pour tous vos sympathiques messages et vos encouragements. Merci à tous !

Pourquoi mon emploi du temps est-il chargé ? Que suis-je en train de préparer ?

1ère-lulu-v5Le rythme de publication des articles sur le blog a nettement ralenti depuis quelques semaines. Peut-être vous demandez-vous pourquoi ?

Et bien disons que, en plus de mes activités professionnelles et personnelles,  j’ai deux projets littéraires qui m’occupent beaucoup.

D’une part, une nouvelle rejoignant l’univers de mon roman et prenant place sur la base lunaire de la CSC, est en cours d’écriture. Je pense, à terme, la mettre en ligne gratuitement en version électronique. Il y aura certainement aussi une version papier (payante celle là, car il y a des frais).

Et d’autre part, la suite de mon roman. Le plan est d’ores et déjà terminé et figé, et j’ai débuté l’écriture du roman lui-même. Je vous ferai part du titre que j’ai choisi ainsi que de sa future couverture dès que ceci sera définitivement validé, mais sachez que je travaille dessus sérieusement. Cela devrait répondre à beaucoup de questions qui me sont posées par mes lecteurs 🙂 Oui la suite est bel et bien en cours.

En parallèle, je travaille également sur une version corrigée du manuscrit de mon premier roman, afin d’en mettre en ligne une version encore plus propre d’ici peu. J’en profite pour remercier chaleureusement Pierre pour son travail et son temps.

Encore une fois, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques ou vos questions, j’essaye de répondre à tout le monde dans des délais raisonnables. A bientôt sur OrionPX ou ailleurs 🙂

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Le Vortex de Vénus

Vortex du pôle sud de Vénus (Crédit: Esa, Virtis, Inaf-IASF, Observatoire de Paris-Lesia, université d’Oxford)

Vortex du pôle sud de Vénus
(Crédit: Esa, Observatoire de Paris-Lesia)

Non ce n’est pas un tableau abstrait en tons sur tons, ou le résultat d’une tempête dans un désert de sable. Ce qui est en mouvement sur cette photographie prise par la sonde Venus Express en avril 2007, c’est l’atmosphère vénusienne.

Un gigantesque vortex en l’occurrence, se développant à plus de 60 kilomètres d’altitude au pôle sud de la planète.

A cette altitude elle est composée en grande majorité de dioxyde de carbone. Il faut savoir que la haute atmosphère de Vénus tourne prés de 60 fois plus vite que la planète elle-même qui met environ 243 jours pour faire un tour complet !

Un vortex similaire avait déjà été détecté au pôle nord en 1979. Ces tourbillons sont le fruit de masses d’air chaudes remontant vers les hautes latitudes avant de s’enrouler aux pôles.

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