Oct 19 2015

Rémanent de supernova N63 A

Rémanent de supernova N63A. (Crédit: NASA/Hubble)

Rémanent de supernova N63A.
(Crédit: NASA/Hubble)

Cette photographie, prise par le télescope spatial Hubble en 2008, montre une petite partie d’une pouponnière d’étoiles, appelée N63, dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Cette petite galaxie spirale est un satellite de la Voie Lactée, distante du Soleil de 163 000 années-lumière, elle est visible depuis l’hémisphère sud. Elle fait partie du groupe local qui comprend, entre autres, la Voie Lactée, Andromède (qui fonce droit sur nous), la galaxie de la Carène (naine elle aussi) et la galaxie du Triangle.

Ce détail du nuage montre ce que l’on appelle le rémanent de supernova (N63 A). Il s’agit des restes de l’explosion d’une étoile massive en fin de vie qui a expulsé ses gaz à travers l’espace.

L’onde de choc de l’explosion est encore jeune, et continue à provoquer des dégâts dans les nuages de gaz environnant.

Ces dégâts sont pourtant bénéfiques, en comprimant les gaz voisins et en les chauffant, ils vont donner naissance à de nouvelles étoiles.

Oct 15 2015

Les cataclysmes cosmiques

Explosion Badger de 23 kilotonnes le 18 avril 1953 dans le désert du Nevada. (Crédit: Gouvernement des USA)

Explosion Badger de 23 kilotonnes le 18 avril 1953 dans le désert du Nevada.
(Crédit: Gouvernement des USA)

Le 16 juillet 1945, au beau milieu du désert du Nouveau-Mexique, explosait la toute première bombe à fission nucléaire. Dégageant une puissance de 21 kilotonnes, soit 87 864 Gigajoules.

Ce jour là, l’humanité eut un exemple concret de la quantité d’énergie que pouvait contenir la matière. Et même si ces chiffres peuvent sembler peu parlants, un rapide coup d’œil à la photographie ci-contre permet de juger de l’incroyable puissance dégagée par l’atome.

Et pourtant, ces phénomènes artificiels si destructeurs pour l’être humain ne sont que des piqûres d’insectes par rapport à d’autres, pourtant 100% naturels, qui ont lieu en permanence aux confins de l’univers.

Les sursauts gamma, les supernovas, et les jets sont des phénomènes bien naturels et très fréquents dans l’univers, mais un seul d’entre-eux suffirait à réduire à néant toute vie sur Terre en un battement de cil. Ce sont ces cataclysmes, qui mettent en jeu des énergies qui nous seront certainement à jamais inaccessibles, que je vous propose de découvrir dans cet article.

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Sep 14 2015

Quatre mois après la sortie de mon roman

1ère-lulu-v5Au mois de juillet, je vous avais déjà fait un premier bilan de la sortie de mon roman. Cela faisait alors deux mois que mon livre était sorti. Nous sommes aujourd’hui en septembre et, en deux mois supplémentaires, les choses ont encore changées. Pour répondre à vos questions je refais donc le point sur mon aventure quatre mois après la sortie de l’Anomalie du Centaure.

Il y a deux mois, je m’émerveillais du nombre d’exemplaires (70) que j’étais parvenu à distribuer. Mais à ce moment j’étais bien loin d’imaginer ce qu’il allait se passer cet été, et que le nombre d’exemplaires total allait augmenter à plus de 6 fois ce que j’étais parvenu à distribuer les deux premiers mois !

Je suis heureux de vous annoncer que ce jour, le nombre d’exemplaires distribué à atteint le chiffre de 493 ! Cela n’inclut pas les ventes de livres papier réalisées via Amazon (le rapport de vente me parvenant avec un délai de plus ou moins 8 semaines). Le livre papier n’étant disponible que depuis quelques semaines via ce canal (l’autre étant Lulu.com). Mon objectif premier de 300 exemplaire la première année est donc largement atteint, la barre des 400 ayant été pulvérisée en 4 mois.

Je me remets donc dans la peau de l’auteur indépendant et de l’analyste pour vous faire part des évolutions concernant mon aventure dans l’autoédition.

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Août 31 2015

La radiogalaxie Centaurus A (NGC 5128)

Radiogalaxie Centaurus A dans la constellation du Centaure. (Crédit: ESO)

Radiogalaxie Centaurus A dans la constellation du Centaure.
(Crédit: ESO)

Cette image est le résultat de trois photographies de la radiogalaxie Centaurus A dans la constellation du Centaure. L’une des photos fut prise en lumière visible par le télescope de la Silla au Chili. La couleur orange correspond aux ondes radios captées par le radiotélescope APEX lui aussi dans le désert de l’Atacama. Quant à la couleur bleue, elle correspond aux rayons X, et a été prise par le télescope spatial Chandra. Centaurus A est l’une des galaxies les plus brillantes vue depuis la Terre, et est une cible bien connue des astronomes amateurs de l’hémisphère sud. Elle contient un trou noir supermassif en son centre. C’est lui qui est responsable des bouffées d’ondes radio qui s’échappent du centre de la galaxie et provoquent d’intenses émissions de rayon X en heurtant la matière périphérique de la galaxie. Ces ondes radio sont générées par l’effet synchrotron appliqué aux particules qui sont piégées par l’important champ magnétique du trou noir.

Août 21 2015

Vitesse de libération: Cette variable qui coûte cher !

Décollage du lanceur Falcon 9 de la société privée SpaceX lors de la mise en orbite du satellite DSCOVR de la NASA. (Crédit: SpaceX)

Décollage du lanceur Falcon 9 de la société privée SpaceX lors de la mise en orbite du satellite DSCOVR de la NASA.
(Crédit: SpaceX)

Pourquoi est-ce si coûteux d’envoyer un satellite ou un vaisseau habité dans l’espace ? Pourquoi est-on obligé de mettre en oeuvre de tels moyens et une telle débauche de gigantisme pour une capsule de quelques mètres de large ?

La fusée géante Saturn V qui à lancé l’homme vers la Lune lors des missions Apollo mesurait 110m de haut et pesait plus de 3000 tonnes. Elle avait pour mission d’arracher l’ensemble « module de service / module lunaire » d’Apollo de la gravité terrestre pour les emmener vers la Lune.

Combien pesait cet ensemble ? 45 tonnes. On a donc dû utiliser un appareillage de plus de 3000 tonnes pour mettre en orbite une charge presque 100 fois plus légère ! Au total le coût du programme Apollo (qui à lancé dans l’espace 6 vaisseaux habités) revient à plus de 20 milliards de dollars et à coûté 3 vies humaines.

Certes, c’était il y a 40 ans mais qu’en est-il aujourd’hui ? Pourquoi les lancements sont toujours aussi coûteux, fastidieux, et empreint d’incertitudes et de risques ? Et quelles seraient les alternatives pour le futur ? Nous allons tenter d’y répondre ensemble.

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