Archives de la Catégorie : Chroniques

Image

Le premier survol de la surface de Mars

Photographie "fait main" de la surface martienne par Mariner 4. (Crédit: NASA)

Photographie « fait main » de la surface martienne par Mariner 4.
(Crédit: NASA)

Pour une fois je ne vous donne pas une photographie époustouflante en haute résolution, mais un griffonnage grossier digne des murs d’une école primaire. Mais ce griffonnage n’est pas anodin, il s’agit de la première photographie de la surface de Mars acquise par Mariner 4, lancée le 28 novembre 1964. Prise à 9800 km d’altitude, cette image fut convertie en données numérique avant d’être transmise vers la Terre à la vitesse de 8 à 30 bits/s (aujourd’hui une connexion ADSL moyenne transmet les données à la vitesse de 8 à 10 millions de bits/s).

Une fois la photo reçue sous forme d’une série de chiffres, elle devait être convertie en image par un ordinateur. A l’époque ce processus était très long, et les impatients ingénieurs de l’équipe Mariner ne purent attendre le rendu final et entreprirent de faire eux-même la conversion en collant les languettes de chiffres côte à côte sur un mur et en coloriant les zones en fonction du code numérique reçu. Le rendu final fut conservé et encadré.

(suite…)

Image

Les mystérieuses taches de Cérès

Détail du cratère Occator sur Cérès et de sa tache lumineuse principale. Photographie de la sonde spatiale Dawn en février 2016, résolution de 35 mètres par pixel. (Credit: NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA/PSI)

Haute résolution en cliquant sur l’image.

Vue détaillée de la tache lumineuse principale de Cérès. Cette photographie a été prise par la sonde spatiale Dawn en février 2016 (composite d’images). Ces mystérieuses taches se trouvent au sein du cratère Occator sur la surface de la planète naine Cérès. Elle se situe au sein de la ceinture principale d’astéroïdes, entre Mars et Jupiter, et en est le plus gros objet.

La nature de ces taches, qui apparaissent très lumineuses depuis la Terre (4 fois plus que la moyenne de la surface de l’astre), intriguent les scientifiques depuis leurs découverte par Hubble en 2003. (suite…)

Image

Le Vortex de Vénus

Vortex du pôle sud de Vénus (Crédit: Esa, Virtis, Inaf-IASF, Observatoire de Paris-Lesia, université d’Oxford)

Vortex du pôle sud de Vénus
(Crédit: Esa, Observatoire de Paris-Lesia)

Non ce n’est pas un tableau abstrait en tons sur tons, ou le résultat d’une tempête dans un désert de sable. Ce qui est en mouvement sur cette photographie prise par la sonde Venus Express en avril 2007, c’est l’atmosphère vénusienne.

Un gigantesque vortex en l’occurrence, se développant à plus de 60 kilomètres d’altitude au pôle sud de la planète.

A cette altitude elle est composée en grande majorité de dioxyde de carbone. Il faut savoir que la haute atmosphère de Vénus tourne prés de 60 fois plus vite que la planète elle-même qui met environ 243 jours pour faire un tour complet !

Un vortex similaire avait déjà été détecté au pôle nord en 1979. Ces tourbillons sont le fruit de masses d’air chaudes remontant vers les hautes latitudes avant de s’enrouler aux pôles.

Image

Mystic Mountain

Détail de la nébuleuse de la Carène (Crédit: Hubble/NASA)

Détail de la nébuleuse de la Carène
(Crédit: Hubble/NASA)

Ce sapin de Noël monumental, constitué de gaz tels que l’hydrogène, est surnommé Mystic Mountain (la montagne mystique en français). Il s’agit d’un détail de la gigantesque nébuleuse de la Carène qui est visible depuis l’hémisphère sud, dans la constellation de la Carène. Elle se trouve entre 6500 et 10000 années lumière de la Terre, et son pilier central mesure 3 A.L. Les jets de gaz visibles sur ses pointes sont dus à des étoiles en cours de formation. Cette nébuleuse est l’une des plus brillante de la voie lactée, et elle est connue pour abriter une étoile variable hypergéante bleue extrêmement lumineuse (5 millions de fois la luminosité du Soleil) nommée Eta Carinae. Observable depuis des latitudes très australes, cette étoile a la particularité d’avoir subi une explosion titanesque dont la lumière nous est parvenue il y a 150 ans.

Image

Rémanent de supernova N63 A

Rémanent de supernova N63A. (Crédit: NASA/Hubble)

Rémanent de supernova N63A.
(Crédit: NASA/Hubble)

Cette photographie, prise par le télescope spatial Hubble en 2008, montre une petite partie d’une pouponnière d’étoiles, appelée N63, dans la galaxie naine du Grand Nuage de Magellan.

Cette petite galaxie spirale est un satellite de la Voie Lactée, distante du Soleil de 163 000 années-lumière, elle est visible depuis l’hémisphère sud. Elle fait partie du groupe local qui comprend, entre autres, la Voie Lactée, Andromède (qui fonce droit sur nous), la galaxie de la Carène (naine elle aussi) et la galaxie du Triangle.

Ce détail du nuage montre ce que l’on appelle le rémanent de supernova (N63 A). Il s’agit des restes de l’explosion d’une étoile massive en fin de vie qui a expulsé ses gaz à travers l’espace.

L’onde de choc de l’explosion est encore jeune, et continue à provoquer des dégâts dans les nuages de gaz environnant.

Ces dégâts sont pourtant bénéfiques, en comprimant les gaz voisins et en les chauffant, ils vont donner naissance à de nouvelles étoiles.

Articles plus anciens «